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Balades urbaines de Lannion - Circuit du centre-ville

Balades, Pédestre à Lannion
2.5 km
En boucle
Pédestre
1h
Facile
  • Balade dans le cœur historique de Lannion, entre venelle, et maisons à pans de bois.

    Lannion est fondée au début du Moyen-Âge, un château est érigé dès le XIe siècle sur les hauteurs de la ville. À cette période sont aussi édifiés le prieuré de Kermaria et l’église fortifiée de Brélévenez. De 1588 à 1598, les guerres de la Ligue provoquent un gigantesque incendie qui détruit une grande partie de la ville. Les plus anciennes maisons que l’on peut voir aujourd’hui datent ainsi du XVIe siècle....
    Balade dans le cœur historique de Lannion, entre venelle, et maisons à pans de bois.

    Lannion est fondée au début du Moyen-Âge, un château est érigé dès le XIe siècle sur les hauteurs de la ville. À cette période sont aussi édifiés le prieuré de Kermaria et l’église fortifiée de Brélévenez. De 1588 à 1598, les guerres de la Ligue provoquent un gigantesque incendie qui détruit une grande partie de la ville. Les plus anciennes maisons que l’on peut voir aujourd’hui datent ainsi du XVIe siècle. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la ville prospère : elle concentre un large éventail de professions et de nombreux couvents, écoles et hôpitaux. Le port sera conforté avec la construction des quais.
    Le XIXe siècle sera une période riche en constructions urbaines : construction des halles, de la mairie, du palais de justice, arrivée du chemin de fer. Pendant la seconde Guerre Mondiale, Lannion est un siège de résistance important. Le Centre National d’Études des Télécommunications s’implante en 1960, lançant le développement économique de la ville. En 1961, Lannion fusionne avec ses communes limitrophes et devient le Grand Lannion que l’on connaît aujourd’hui, ville-centre de Lannion-Trégor Communauté.
Points d'intérêt
1 Le quai d'Aiguillon
Jusqu’en 1762, date à laquelle ont débuté les travaux, Lannion ne disposait pas de quai le long du Léguer, la marée envahissant régulièrement la ville. Emmanuel de Richelieu, Duc d’Aiguillon chargé du réseau routier en Bretagne, ordonne les travaux du quai, suivant les plans d’Anfray, ingénieur des Ponts et
Chaussées, qui impose une cassure dans l’alignement du quai de 247 m de long. En 1786, Lannion dispose enfin d’un équipement portuaire convenable, comparable à ceux des autres villes d’estuaires.
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2 La rue Emile Le Taillandier
Cette rue s’appelait autrefois la rue du Port. C’est là qu’on effectuait les pesées du roi pour attribuer les taxes aux différentes marchandises. Émile Le Taillandier, ancien maire de Lannion en 1870 puis de 1876 à 1888, a habité cette rue, d’où son nom actuel. On y voit encore, au n°3 et au n°5, des maisons classées Monuments Historiques pour leurs façades et toitures.
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3 La place du Miroir
Anciennement rue de la Prison, c’est la première place de Lannion. C’est ici qu’étaient exposées les personnes condamnées au bagne. La dernière exposition de bagnards, 7 hommes et 4 femmes, a eu lieu en 1847 avant qu’elles ne deviennent interdites. La place prend alors le nom de Place du Miroir. La halle de style Baltard, construite en 1905, remplace la halle en bois du Moyen-Âge, alors située sur la place du centre. Elle sera restaurée en 1998.
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4 L'église Saint-Jean du Baly
L’église édifiée de 1511 à 1548 a remplacé la chapelle de l’ancien château dédiée à Notre-Dame. Elle a été régulièrement agrandie, jusqu’en 1902. Cachées pendant la Révolution de 1789, quatre statues de la Sainte Famille provenant de la chapelle des Ursulines ont été installées dans l’église vers 1825 (sur la chapelle, on observe les 4 niches vides). Une rénovation au XIXe siècle laisse apparaître un plafond voûté en bois, intact, datant du XVIe siècle. On y distingue des queues d’hermines peintes, symbole de l’indépendance de la Bretagne. Pour l’anecdote : le drapeau français, qui sert de girouette, a été placé en haut de l’église à la révolution de 1830, marquant l’attachement des Lannionnais à cette révolution. Il y est resté depuis...
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5 La place du Général Leclerc
Cette place centrale a été créée en 1864 après la démolition de l’Auditoire, qui était encadré par les deux rues Suzaine et Souzaine des Halles. Les halles ont été déplacées au début du XXe et la place a pris le nom du Général Leclerc en 1947. D’anciennes maisons à pans de bois ou d’ardoise, les plus anciennes datant du XVIe siècle, ont été préservées sur l’ancienne rue Suzaine. L’hôtel de ville a été construit à l’emplacement de l’ancienne prison, en 1886. Des pierres des édifices démolis ont servi à sa construction, et notamment la façade de l’Auditoire, qui est remontée presque à l’identique.
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6 La place du Marchallac'h
Du Moyen-Âge jusque dans les années 60, c’était la place du marché aux bestiaux (le nom provient de «marc’hadlec’h», «le lieu du marché» en breton). Au bout de l’allée, au n°28, le manoir de Crec’h Ugien a été la demeure de nombreuses personnalités, dont, au XVIIe, Jacques Thomé de Kéridec, banquier d’origine irlandaise, un des personnages les plus influents de la ville. C’est ici que brûle le tantad (feu) de la Saint-Jean, on y joue aussi les tragédies bretonnes d’Émile Souvestre. À la Révolution, on y installe une guillotine. En 1923, le monument aux morts y est inauguré.
Place-du-Marchallac-h---Lannion.jpg
7 Le couvent des Ursulines
Les religieuses Ursulines, congrégation d’enseignantes, se sont installées en 1659 à Lannion pour y ouvrir une école de filles. Le couvent est construit de 1670 à 1690. L’école sera très prospère jusqu’au départ des Ursulines à la Révolution. Elles abandonnent les bâtiments aux administrateurs de la Ville. Le choeur de la chapelle abritera un tribunal, la nef deviendra un entrepôt de fourrages. En 1806, la municipalité y installe un casernement militaire, la gendarmerie, la prison et le collège. Les bâtiments seront restaurés en 1980 pour un programme de logements et des espaces d’exposition et d’animation.
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8 Les rues Geoffroy de Pontblanc, Jean Savidan et de Kériavily
L’ancienne rue de Porsmeur prend le nom de Geoffroy de Pontblanc en 1894 en mémoire du chevalier mort en 1346 en défendant la ville contre les Anglais durant la guerre de succession du duché de Bretagne. Aux n°5 et 7, l’ancien hôtel de la famille de Meur de Kergus, daté du XVIe siècle, a conservé sa porte gothique. Aux n°1 et 3, ces maisons du XVIIe présentent, au premier étage, des bustes sur piédestaux, décor lannionnais unique. Autrefois rue des Capucins, la rue Jean Savidan est renommée en 1941 du nom de l’ancien adjoint au maire. De nombreuses maisons présentent un intérêt historique : au n°5, un ancien hôtel particulier a été transformé en relais de diligence entre Guingamp et Morlaix ; au n°20, on trouvait deux maisons jumelles à pans de bois, dont une a été détruite. La rue de Kériavily recèle aussi ses particularités : au n°6, belle maison à pans de bois avec deux bustes sculptés ; au n°16, la porte est toujours d’époque, datée de 1623.
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9 L’ancien tribunal de justice
Le Palais de Justice a été édifié en 1855 au bord du Léguer pour remplacer l’Auditoire du Moyen-Âge situé sur la place du centre. Le tribunal fonctionnera jusqu’en 2007, date de la réforme de la justice. Il abrite aujourd’hui l’École de Musique
Communautaire du Trégor.
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25 mètres de dénivelé
  • Altitude maximum : 33 m
  • Altitude minimum : 6 m
  • Dénivelé total positif : 25 m
  • Dénivelé total négatif : -25 m
  • Dénivelé positif maximum : 16 m
  • Dénivelé négatif maximum : -16 m
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